Petit weekend à Swakopmund - le St Trop' de Namibie -. Tranquillous chez Paul et Béatrice, on a pris le bon air au bord de la mer. L'eau est toujours à 13 degrés, et cette fois-ci, on n'a pas fait nos kékés mais plutot les poules mouillées. On y a juste trempé les pieds...et surtout on a mangé du poisson frais!!! A Windhoek, c'est le pays de la viande, alors là, en bord de mer, l'occasion était trop belle et on s'est littéralement fait une orgie (sans compter la petite boulangerie qui fait des croissants au chocolat terribles!!!). Bonne semaine à tous, biz, G.

lundi 31 mai 2010
lundi 17 mai 2010
Camp Gecko
samedi 8 mai 2010
Récit de notre expédition en Terre Owambo ('Owamboland')!
C'était le week-end dernier, un voyage inoubliable près d'Ondangwa, à 8 heures de route au nord de Windhoek, près de la frontière avec l'Angola. Objet du voyage: Erastus et Twapewa (ainsi que leur petite fille Inga - 'jumelle' de Soizic) nous ont invités à les accompagner au mariage du cousin d'Erastus. Quant au déroulement,... et bien ci-dessous un petit montage photo/vidéo d'environ 6 minutes pour vous faire partager quelques uns des meilleurs moments. (PS: cliquez sur la flèche pour démarrer la vidéo)
Gros bisous et bon week-end!
M., G. & S.
mercredi 5 mai 2010
Les voisins
Windhoek, par la loi de l'apparteid dans les années 60, a séparé les différents groupes ethniques à travers différents quartiers de la ville. Il y a 11 groupes ethniques représentés en Namibie. Les noirs, à l'époque, ont été obligés de quitter leur logement pour être déplacés dans le township de Katutura au nord de la ville. Les "basterds", population métisse, se sont installés dans la ville de Rehoboth à 1h de route de Windhoek.
Aujourd'hui, Windhoek voit apparaitre des quartiers nouveaux construits par et pour des groupes ethniques noirs riches et de classes moyennes qui veulent sortir de Katutura. Bien sur, les autres quartiers ne leur sont plus interdits comme avant, mais culturellement, les groupes ethniques ne se mélangent pas. Aussi bien les blancs que les noirs, que les noirs et les métisses. Chacun vit dans son coin.
Nous habitons donc dans un quartier blanc. Il s'agit d'un complexe fermé par des grilles electriques pour protéger des voleurs bien sur, mais également des babouins qui ont une forte tendance à s'inviter chez les gens, sinon.
Ce que j'aime dans ce complexe, ce sont les voisins. On se sent en sécurité, les enfants jouent dehors et comme vous voyez, Soizic ne dénote pas trop du paysage. Que des blondinets...D'ailleurs, dans les supermarchés ou dans la rue, on m'adresse souvent la parole en Afrikaans, langue parlée par les blancs de Namibie et d'Afrique du Sud.
Depuis l'indépendance de la Namibie, il y a tout juste 20 ans, la langue choisie, officiellement pour le pays est l'anglais. Ce n'est la langue maternelle de personne, donc pas de jaloux, tout le monde doit s'y mettre pour communiquer, même si de nombreux échanges se font encore en Afrikaans, qui a longtemps été et reste un peu la langue économique du pays.
Notre complexe compte une vingtaine de foyers: il y a principalement des Afrikaaners blancs d'ici et d'Afrique du Sud, il y a un espagnol qui bosse pour l'UNICEF, il y a une française qui a monté sa boite d'agence de voyage, il y a un couple de retraité anglais qui vient passer l'hiver au soleil namibien. Et il y a (enfin) depuis 2 mois une famille noire de Caprivi qui vient de s'installer. Ils ont eu un petit garçon (nommé "Prince") en Avril. Quand nous sommes allés les voir avec un petit cadeau pour les féliciter, ils se sont interrogés sur notre gentillesse et l'ont mise sur le compte de notre statut de français. Il en est de même avec le couple Owambo que nous avons rencontré à la maternité et avec qui nous nous sommes rendus dans le nord du pays ce weekend pour un mariage traditionnel. Pour les noirs d'ici, c'est incompréhensible que des blancs s'interessent à eux et à leurs traditions, alors ils expliquent que c'est parceque nous sommes français et pas Afrikaaner. En effet, c'est triste de voir certains comportements des Afrikaaners envers les autres groupes ethniques. Ils ne représentent que 2% de la population namibienne, mais conserve encore de nombreux pouvoirs à travers la police, la justice et l'économie du pays. L'appartheid est bien terminé sur le papier mais dans les us et coutumes, il reste bien présent.
En attendant, nous vous préparons une petite vidéo du mariage Owambo qu'on affichera bientot sur ce blog. C'était bien fatiguant mais vraiment top. Biz, G.
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